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La CNIL appelle à ne pas utiliser d’outils comme Zoom dans l’enseignement

La CNIL a publié un communiqué dans laquelle elle appelle à ne pas utiliser des outils informatiques américains, comme Zoom, Teams ou encore Google Docs dans l’enseignement supérieur. La sécurité des données personnelles est bien évidemment au centre des préoccupations du conseil qui propose d’utiliser des alternatives.

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Crédits : DocuSign/Unsplash

En ces temps de pandémie, le travail à distance a connu un essor inédit, aussi bien dans les entreprises privées que dans l’enseignement supérieur. Pour ce dernier, la CNIL déconseille d’utiliser des logiciels américains, comme Zoom, Teams, Office 365, OneDrive ou encore Google Docs, qui peuvent transmettre des données hors d’Europe. Elle a ainsi donné son avis suite à une requête de la conférence des grandes écoles (CGE) et de la conférence des présidents d’université (CPU) qui souhaitaient connaître la conformité au RGPD de ce type de logiciels.

Ces outils sont certes très pratiques, mais peu sécurisés, ce qui pose problème dans un domaine aussi sensible que l’enseignement supérieur. Comme l’explique BFMTV, la loi Cloud Act permet par exemple au gouvernement des Etats-Unis de récupérer des données stockées par des entreprises américaines sur un sol étranger. Cela met donc en péril la souveraineté européenne en la matière.

« Les documents transmis par la CPU et la CGE font apparaître, dans certains cas, des transferts de données personnelles vers les États-Unis dans le cadre de l’utilisation des « suites collaboratives pour l’éducation ». Dans les établissements qui emploient ces outils, les données traitées concernent potentiellement un nombre important d’utilisateurs (étudiants, chercheurs, enseignants, personnel administratif), et ces outils peuvent conduire au traitement d’une quantité considérable de données dont certaines sont sensibles (par exemple des données de santé dans certains cas) ou ont des caractéristiques particulières (données de la recherche ou relatives à des mineurs). »

La CNIL appelle à des alternatives

Le problème, c’est que l’enseignement supérieur se montre très dépendant de ce genre d’outils et tout changer du jour au lendemain est impossible. Toutefois, la CNIL appelle à trouver des alternatives aux logiciels américains et se dit prête à aider les organismes concernés pour une transition.

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Elle appelle également l’Europe à une meilleure protection des données des citoyens afin d’éviter toute ingérence américaine.

Source : CNIL

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