une nouvelle option a activer dans les jeux - une nouvelle option à activer dans les jeux

une nouvelle option à activer dans les jeux

introduction

Nvidia Reflex est l’une des nouvelles technologies mises en avant par la marque pour ses GeForce RTX 3000. Sur le papier, elle doit réduire au minimum la latence pour permettre aux joueurs d’être plus performants sur des jeux compétitifs. Nous l’avons mise à l’épreuve.

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Le système LDAT permet de mesurer la latence système // Source : Nvidia

La latence : fléau des joueurs de jeux compétitif

Si vous avez déjà joué à un jeu en ligne, qui plus est avec un système de compétition entre joueurs, vous savez que la latence est une donnée très importante à prendre en compte. Elle peut prendre de multiples formes et s’accumule d’un bout à l’autre de la chaine : latence du serveur, de la connexion internet, de la souris ou encore de l’écran.

Plus on souhaite jouer en se basant uniquement sur ses performances personnelles, plus il faut réduire cette latence au minimum. Éliminer le lag de l’équation.

Jamais le dernier pour proposer de nouvelles technologies autour du jeu vidéo, Nvidia a présenté sa fonction Nvidia Reflex avec les GeForce RTX 3000, mais elle est compatible avec les générations précédentes de série 20, 10 et 9. Il est temps de se pencher plus longuement sur cette technologie.

C’est quoi Nvidia Reflex ?

Nvidia s’attaque donc à ce qu’il connait bien : la chaîne d’affichage. Avec la technologie Nvidia Reflex, l’objectif est de réduire la latence système entre le processeur, la carte graphique et l’écran qui va afficher le jeu.

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De la souris aux pixels, la latence vient de multiples sources

Plus concrètement, Nvidia Reflex est un ensemble de technologies logicielles pour réduire cette latence et permettre une meilleure synchronisation entre le processeur et le GPU quand il s’agit du rendu de l’image. Malheureusement, cela passe par une API que les développeurs de jeux vont devoir adopter. Cela signifie que la technologie se limite à une liste de jeux compatibles comme Apex Legends, Overwatch, Valorant, Fortnite ou encore Destiny 2 pour ne citer qu’eux.

Dans le détail, Nvidia Reflex repose en fait sur la suppression de la file d’attente entre le processeur et le GPU. Quand le joueur fait une action dans un jeu, par exemple tirer sur un autre joueur, le processeur va calculer les conséquences de cette action (est-ce qu’il a touché ? Combien de points de vie a-t-il perdus ? Que dois-je désormais afficher ?) et va donc pouvoir demander au GPU de calculer une nouvelle image prenant en compte ces conséquences (diminuer la barre de vie, afficher un impact de balle, etc). Sur un jeu assez gourmand en graphisme, où le GPU sera donc le facteur limitant des performances, il est possible que le processeur fasse ses calculs plus vite que le GPU et remplisse donc « une file d’attente » pour le GPU, créant de la latence système.

Avec Reflex, Nvidia veut donc tout synchroniser pour que chaque image soit calculée par le GPU dès que le processeur envoie les données, et lui-même commence ses calculs dès que l’utilisateur a fait des actions. En cela, Reflex approche le principe d’un logiciel de limitation des performances pour assurer une plus grande constance et donc moins de latence. De fait, cela limite également la gourmandise des jeux en ressources processeur.

Et l’option Reflex On + Boost ?

Dans les jeux qui proposent Nvidia Reflex, il y a trois paramètres possibles : off, pour désactiver Reflex, on pour l’activer et « On+Boost ». Cette dernière option va augmenter la fréquence de fonctionnement de la carte graphique pour obtenir une nouvelle image à envoyer à l’écran aussi fréquemment que possible. Cela se fait au prix d’une consommation électrique en hausse. Ce paramètre est utile pour des scénarios où la vitesse du jeu est limitée par le processeur. Sans le mode boost, dans ces cas de « CPU bound », la carte graphique baisserait naturellement sa fréquence puisqu’elle n’est pas sollicitée à son maximum. Cela pourrait lui faire rater sa synchronisation avec l’écran et donc créer de la latence.

Comment avons-nous testé Nvidia Reflex ?

Tester les promesses de Nvidia Reflex n’est pas une chose très simple à mettre en place. Il faut en effet mesurer le temps de réponse depuis une action, comme un clic de souris, jusqu’à la réaction à l’écran. On parle de temps de l’ordre de quelques millisecondes et il faut donc une caméra fonctionnant à très haute vitesse pour pouvoir mesurer la différence d’affichage.

Nvidia nous a prêté pour cela un appareil conçu en interne et prêté à la presse : le Latency Display Analysis Tool ou LDAT pour faire plus court. Il s’agit tout simplement d’un petit capteur que l’on va venir attacher devant l’écran et connecter en USB au système pour faire les mesures. Le boitier intègre également un petit bouton de souris permettant de s’assurer de lancer la mesure dès que le clic a été détecté. Cet appareil fonctionne pour mesurer la latence sur n’importe quel écran et n’importe quel jeu. Il serait intéressant de l’utiliser pour mesurer la latence des écrans gaming à très haute fréquence, ou pour comparer la latence offerte par différents services de cloud gaming. Mais pour l’heure, commençons par mettre à l’épreuve Nvidia Reflex.

Pour ce test, voici la configuration utilisée :

  • AMD Ryzen 7 5800X
  • GPU Nvidia GeForce RTX 3080
  • 32 Go de RAM DDR4
  • SSD Sata SanDisk Ultra 3D Nand 2 To
  • Écran Dell S2417DG (24 pouces, 2560 x 1440 pixels, 144 Hz, G-Sync)

Sur chaque jeu testé et pour chaque option (Reflex activé ou désactivé), nous avons réalisé 100 mesures pour en tirer des données intéressantes et pertinentes.

Les résultats du test

Overwatch

Comme nous l’avons expliqué plus haut, Nvidia Reflex devrait prendre tout son sens quand le GPU est très demandé. Overwatch est un jeu très bien optimisé et peu gourmand, ce qui peut donc surprendre ici pour ce test, mais c’est aussi un moteur de jeu qui permet de monter très haut en rapidité d’affichage, jusqu’à 400 images par seconde. Nous avons donc testé deux fois ce jeu, d’abord avec les réglages graphiques au maximum et avec l’option de rendu à 200 % (ce qui force le GPU à faire un rendu en 5120 x 2880 pixels) pour pousser la carte dans ses retranchements. La seconde session de test s’est faite avec les réglages en qualité graphique basse, pour voir comment se comporte Nvidia Reflex dans un jeu où le CPU et le GPU sont peu sollicités.

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Ce test permet de voir que Nvidia Reflex fait bien ses preuves quand le GPU est sollicité. Dans un scénario de ce genre, nous avons vu la latence moyenne passer de 57,6 ms à 33,2 ms seulement, ce qui est particulièrement sensible à un haut niveau de jeu. La latence était sensiblement inférieure avec cette configuration en activant Nvidia Reflex permettant de viser avec plus de précision de façon plus agréable.

À l’inverse, et comme on pouvait le supposer, un scénario où le GPU n’est pas demandé, avec une qualité graphique basse, ne permet pas de réduire significativement la latence avec Nvidia Reflex. Les gains en activant l’option sont négligeables dans ce cas.

Fortnite

Le jeu le plus populaire en 2021 gère les dernières technologies présentes sur les cartes graphiques Nvidia : ray tracing, DLSS et Nvidia Reflex. Nous avons donc fait une première session de test avec les paramètres graphiques au maximum, dont les options de ray tracing et avec le DLSS activé en mode performance. Nous avons également refait le test avec les paramètres graphiques au minimum.

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Là encore, le premier scénario montre un gain très net en activant Nvidia Reflex. On passe ainsi de 56 ms à 32 ms seulement, ce qui rend une nouvelle fois le jeu plus agréable en action. C’est dans ce type de scénario où l’on conseillera d’activer Nvidia Reflex. D’autant que l’activation de l’option se fait sans impact sur les performances du jeu. On n’a donc aucune raison de s’en priver.

L’histoire n’est pas la même sur notre test avec les paramètres au minimum. On peut voir que dans ce cas Nvidia Reflex ajoute même un peu de latence système, en passant de 23 à 26 ms sans le mode boost, et à 24 ms avec cette option activée. Ce sont toutefois des différences négligeables et difficiles à détecter à l’œil nu en jeu.

Conclusion

Comme on l’a vu, Nvidia Reflex s’illustre dans des scénarios assez précis : ceux où la carte graphique est poussée dans ses retranchements et n’arrive plus à assurer une latence de rendu minimum. Il peut s’agir d’un jeu gourmand, ou d’un PC avec une carte graphique bas de gamme ou encore d’un jeu en très haute définition (QHD+ ou 4K). Ironiquement, cela signifie que Nvidia Reflex est peut-être moins intéressant sur les cartes graphiques les plus haut de gamme de Nvidia, puisqu’elles sont moins susceptibles d’être limitées. Dans tous ces cas, activer Nvidia Reflex est une bonne idée. Cela se fait sans coût sur les performances et permet de réduire sensiblement la latence. On peut sentir la différence en jeu.

Dans les autres cas, l’activation de Nvidia Reflex n’apporte pas un gain immédiat. On l’a vu sur nos jeux réglés avec les paramètres graphiques au minimum. Mais cela signifie jouer dans de mauvaises conditions graphiques : des textures baveuses, une portée d’affichage très réduite et des animations moins élaborées. Si l’on met bout à bout nos deux scénarios, on comprend que Nvidia Reflex va aussi permettre de remonter les paramètres graphiques sans avoir un PC avec une carte graphique haut de gamme. En effet, on va pouvoir trouver un équilibre entre performances, latence réduite avec Nvidia Reflex et paramètres graphiques à la hausse. Cela permet aussi de monter en définition sans faire grimper la latence, toujours pour les mêmes raisons et on peut s’imaginer jouer en 1440p ou en 4K sur un PC plus limité.

J’étais plutôt sceptique concernant Nvidia Reflex avant ce test, mais je dois avouer que c’est un nouveau pion intéressant dans l’écosystème logiciel de Nvidia au côté de logiciels comme Nvidia Broadcast ou des technologies comme le DLSS. Le seul inconvénient notable de Reflex est finalement de demander un support de la part des développeurs de jeux. Cela va forcément limiter le nombre de jeux compatibles avec la fonction.

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