Assassinat et Carnage à Port-au-Prince : Des acteurs condamnent les déclarations de Léon Charles et les qualifient d’absurdité


Port-au-Prince, dimanche 4 juillet 2021 ((rezonodwes.com))–De dirigeants politiques aux responsables d’organisation de défense des droits humains, les réactions sur les accusations du directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Léon Charles liant les événements sanglants de la nuit du 29 juin aux membres de «Fantoms 509» sont qualifiées « fantaisistes et absurdes ».

À l’instar du drame vécu par les proches, amis du journaliste Diego Charles, de la militante politique Marie Antoinette Duclair et des victimes du carnage de Delmas 32, les déclarations du directeur général ai de la PNH, Léon Charles relèvent d’un scandale de trop de l’avis de plusieurs observateurs, qui interviennaient samedi sur les ondes de Radio Kiskeya.

Le responsable du Conseil national des acteurs haïtiens non étatiques (CONAHNE), Édouard Paultre déclare prévisibles, les accusations du patron de la PNH qui pointent du droit les membres de «Fantoms 509» dans les actes de cruauté survenus à Christ-Roi et à Delmas 32.

De l’avis du militant des droits humains, Léon Charles est en train d’exécuter aveuglément les quatre volontés des dirigeants du régime de facto. Rien ne semble étonnant, a-t-il laissé entendre.

De son côté, l’ancien sénateur des Nippes, Nenel Cassy exige des éléments probants de la part du numéro un de la PNH sur les crimes de la nuit du 29 juin dernier. Selon le dirigeant de l’opposition, sans des arguments cohérents, les allégations de Léon Charles peuvent être considérées comme des considérations fantaisistes.

C’est comme une onde de choque, une position troublante et incohérente, juge le porte-parole du Collectif des anciens députés de l’opposition et alliés (CADOA). Selon Abel Descollines le chef de la PNH s’est montré irresponsable en portant les accusations sur le groupe des «Fantoms 509».

« Il n’a pas su faire preuve de retenue. Léon Charles a agi en homme politique», déplore l’ancien député de la circonscription de Mirebalais.

En outre, l’ancien parlementaire dénonce la passivité de la communauté internationale face aux violations systématiques des droits des citoyens. En évoquant les assassinats en série, les crimes de sang, les massacres, les cas de kidnapping pour lesquels la communauté internationale s’est montrée indifférente, Abel Descolines estime que les amis d’Haïti sont passibles de criminels pour n’avoir pas pu assister des vies en danger.

Il renouvelle la position du CADOA, de l’opération «Tèt ansanm» qui plaident en faveur du respect de la constitution à travers des dispositions qui traitent du mandat du Président de la République.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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