les deux terribles semaines depuis la prise de Kaboul par les talibans


RÉCIT – Dimanche 15 août, le mouvement islamiste s’emparait de la capitale afghane. Rares étaient les observateurs à s’attendre à un calendrier aussi précipité.

Les premiers jours du mois d’août 2021, les talibans ont certes déjà conquis une part substantielle du territoire afghan, rencontrant peu de résistance dans l’offensive qu’ils ont lancée en mai après l’annonce de Joe Biden d’un retrait définitif des troupes américaines. Mais ils ne contrôlent alors aucune des 34 capitales provinciales du pays.

Entre tenir des zones rurales et gouverner des grandes villes, il y a un pas que les talibans pourraient mettre des semaines, des mois voire des années à franchir, entend-on alors du côté de Washington. Et pourtant, en dix jours seulement, le groupe islamiste, qui a déjà dirigé l’Afghanistan de 1996 à 2001, a fait main basse sur 33 de ces capitales provinciales, dont la première d’entre elles, car nationale, Kaboul, prise le 15 août. Seule Bazarak, chef-lieu de la province du Panchir, d’où s’organise une timide résistance, échappe encore à leur contrôle.

Des combattants anti-talibans du Panchir, le 23 août. AHMAD SAHEL ARMAN / AFP

Vingt ans après avoir été chassés du pouvoir, les «étudiants en théologie» – ce que signifie «taliban

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