Primoz Roglic vainqueur en solitaire de la 17e étape de la Vuelta et à nouveau leader au général


Primoz Roglic (Jumbo-Visma) a remporté mercredi en solitaire la 17e étape du Tour d’Espagne, qui se terminait par l’ascension menant aux lacs de Covadonga et a pris une sérieuse option pour la victoire finale dans quatre jours à Saint-Jacques de Compostelle, ce qui serait sa troisième consécutive sur la Vuelta. Le Slovène reprend, pour la troisième fois de cette édition, la tête du classement général. Il a devancé son coéquipier Sepp Kuss et Miguel Angel Lopez (Movistar), après s’être longtemps échappé en tête en compagnie d’Egan Bernal (Ineos Grenadiers).

Après un gros travail d’Ineos en début d’étape, c’est le Colombien qui avait attaqué de loin – à 60 km de la ligne -, dans la troisième des quatre difficultés du jour, seulement suivi de Primoz Roglic. « Je n’avais rien à perdre aujourd’hui, a déclaré le Colombien après l’arrivée. Je voulais juste faire partie de l’histoire de cette journée et rendre l’étape la plus difficile possible. J’ai pris du plaisir à chaque virage et quand Roglic m’a lâché, j’ai compris que c’était bien le plus fort aujourd’hui. »

Les deux hommes ont mené l’échappée en duo jusqu’au dénouement final, lorsque Roglic a lâché au train Bernal à bout de force, à 7,5 kilomètres du sommet.

Une chute pour Odd Eiking

Plusieurs attaques ont secoué le groupe des poursuivants (Yates, Mas, Lopez, Haig, Kuss…), sans résultat probant. Ces coureurs, qui ont repris Egan Bernal dans le dernier kilomètre, ont terminé à 1’35” du vainqueur du jour. C’est la troisième victoire d’étape de Primoz Roglic sur cette Vuelta après la première à Burgos et la onzième à Jaen, la septième de sa carrière sur cette épreuve depuis 2019. « Mais c’est la plus belle de toutes, a-t-il avoué. Aujourd’hui, il fallait prendre des risques. Quand Egan (Bernal) a attaqué, je ne me suis pas posé de questions, je l’ai suivi. Je me suis dit que c’était quand même un peu loin de l’arrivée mais il ne fallait pas réfléchir. Je n’ai pas vraiment décidé (de le lâcher avant l’arrivée), Egan n’a pas pu suivre. Je ne sais pas si mon avance (2’22” sud Enric Mas) est suffisante. En fait, on se dit que ce n’est jamais assez. »

Maillot Rouge mercredi matin, le Norvégien Christian Odd Eiking a chuté à 50 kilomètres de l’arrivée (en compagnie d’Alexander Vlasov notamment, 11e au général), été relégué à près de 10 minutes, perdant définitivement sa tunique de leader. Guillaume Martin qui occupait la 2e place du classement général avant cette étape, a perdu 4’16” et pointe désormais à la 5e place, talonné par Egan Bernal.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *