“La décision manque d’exemplarité pour le football français”, déplore Marseille


Jacques Cardoze, le directeur de la communication de l’OM, a réagi ce mercredi dans l’After Foot sur RMC aux décisions prises par la commission de discipline de la LFP après les incidents survenus lors de Nice-Marseille le 22 août. Il aurait aimé une victoire marseillaise sur tapis vert.

Marseille n’est pas totalement satisfait. Jacques Cardoze, le directeur de la communication de l’OM, a réagi ce mercredi soir dans l’After Foot sur RMC aux décisions prises par la commission de discipline de la Ligue après les incidents survenus lors de Nice-Marseille le 22 août dernier. Elle a annoncé que ce match serait rejoué sur terrain neutre et à huis clos. Elle a également infligé à Nice un retrait de deux points au classement, dont un avec sursis. Le défenseur de l’OM, Alvaro Gonzalez, qui avait pris part aux échauffourées en envoyant notamment un ballon en tribunes, a lui été suspendu pour deux matchs ferme, alors que Dimitri Payet a écopé d’une suspension d’un match avec sursis. Après avoir reçu des projectiles, le meneur de jeu avait renvoyé deux bouteilles dans la tribune des ultras niçois.

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“On comprend l’idée de la commission de vouloir faire rejouer ce match compte tenu du caractère exceptionnel qui a entouré cette rencontre, a réagi Jacques Cardoze sur l’antenne de RMC. Mais je note que ce n’est pas tout à fait de la jurisprudence. Ce qui est sûr, c’est que la commission a probablement tenu compte du score du match. Nous on pense que face à la violence commise ce soir-là, la commission se devait d’être plus sévère sur ce point pour que ça ne se reproduise pas. La décision est importante, mais elle manque selon nous d’exemplarité pour le football français et l’avenir. Je n’irais pas sur la question des points en moins pour Nice, mais sur la jurisprudence et sur match gagné pour Marseille. Bastia-Lyon, Metz-Lyon et même Nantes-Toulouse : l’équipe visiteuse avait été donnée vainqueure”, a-t-il souligné.

Frustré par les sanctions contre Alvaro et Payet

Pour rappel, en 2017, Bastia avait écopé d’une défaite sur tapis vert contre Lyon, après un match marqué par de violents incidents. Avant le coup d’envoi, une cinquantaine de supporters corses avaient pénétré sur la pelouse pour s’en prendre violemment à une partie de l’équipe rhodanienne et son staff. En revanche, Metz-Lyon, en 2017, avait été rejoué après avoir été interrompu pour des jets de pétards. Les Gones avaient gagné 3-0 quatre mois après l’arrêt de la rencontre. Dix ans plus tôt, en 2007, Toulouse avait effectivement pris trois points sur tapis vert contre Nantes après l’envahissement du terrain de la Beaujoire par des supporters des Canaris.

“C’était une commission de discipline exceptionnelle, une décision compliquée à prendre. La décision est très sévère à l’encontre d’Alvaro, je ne comprends pas. On décidera en début de semaine prochaine s’il convient de faire appel. Nous n’avons pas encore les écrits et les motivations de la commission. Cette sanction reste choquante. C’est aussi sévère pour Payet. Ils sont victimes des violences commises. Cela a été dit à plusieurs reprises lors des débats. Concernant l’arbitre, il a été d’une grande tenue lors des débats, il n’a pas varié de sa ligne conduite qui a été de dire que le match n’aurait jamais dû reprendre. Il a eu par deux fois des messages du délégué de la Ligue qui lui a demandé de reprendre. C’est important de bien intégrer que l’arbitre est le seul maître du terrain et qu’il a toujours considéré que le match ne devait pas reprendre”, a conclu Cardoze dans l’After Foot.

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