« Plus il y a de contaminations, plus il y a de réplications et donc de génération de variants »


Beaucoup de questions très fondamentales !

Un raccourci rapide pourrait faire penser qu’un virus évolue vers moins de virulence, car s’il tue son hôte alors il ne se transmet plus. Mais des virus responsables de maladies comme le sida ou la grippe démontrent le contraire. Pour le SARS-CoV-2, cet argument d’une possible baisse de la virulence ne tient pas car il se transmet avant les effets les plus néfastes pour l’hôte. Et, au contraire, il semble que le virus Delta soit plus virulent que ses prédécesseurs.

Autre trait caractéristique, la transmission, qui en augmentant repousse d’autant le niveau qu’il faudrait atteindre pour l’immunité collective. Ce qui fait dire à certains spécialistes que ce seuil ne pourra être atteint, sans qu’il faille en tirer de conclusions sur l’absence d’intérêt de la vaccination, qui prouve son efficacité chaque jour concernant les formes les plus graves.

Tout ça pour répondre à votre début de question : oui, parmi les évolutions possibles du virus, certaines peuvent être sélectionnées qui feraient échapper ce virus aux anticorps. Et la vaccination est une manière d’augmenter cette pression de sélection. Pour l’instant, le réservoir de personnes à infecter étant encore assez grand, c’est plutôt de meilleures transmissions qui sont conservées dans l’évolution virale. Cela expliquerait par exemple pourquoi les variants Beta et Gamma restent minoritaires devant Delta en France.

David Larousserie

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