Tony Yoka conserve son titre de champion de l’UE et rend hommage à Jean-Paul Belmondo


Contrat rempli pour Tony Yoka. Pour le grand retour de la boxe à Roland Garros, le boxeur tricolore a conservé son titre de champion de l’Union européenne des poids lourds en battant le Croate Petar Milas par arrêt de l’arbitre à la 7e reprise, vendredi soir. Le médaillé d’or olympique des Jeux de Rio en 2016 (29 ans) a signé son 11e succès en autant de combats, le 9e avant la limite. Milas (26 ans) subit, lui, la première défaite de sa carrière en 16 sorties. Il en a profité pour rendre hommage à Jean-Paul Belmondo, grand amateur du noble art.

Yoka, qui défendait pour la première fois une ceinture obtenue en mars contre le Belge Joël Tambwe Djeko, a fait la différence sur un terrible enchaînement gauche-droite au 7e round, qui a foudroyé le Croate. Milas est parvenu à se relever avant de retomber au tapis sur une avalanche de coups, obligeant l’arbitre à abréger les débats.

Mise en route difficile

Très mobile et plus actif que Yoka au début du combat, Milas a pourtant donné du fil à retordre au Français, qui a eu bien du mal à le cadrer, avant de finir par trouver l’ouverture. Yoka, classé aux alentours de la 15e place mondiale avant ce combat, peut ainsi poursuivre son parcours vers une chance mondiale, son grand objectif depuis son passage chez les professionnels en 2017.

Cette réunion, disputée devant plus de 8.000 spectateurs, dont le chef de l’Etat Emmanuel Macron, sur le court Philippe-Chatrier, couvert pour l’occasion, marquait le grand retour de la boxe à Roland-Garros, haut lieu du noble art en France entre les années 1930 et 1970 et qui a vu passer plusieurs légendes de la discipline (Marcel Cerdan, Carlos Monzon, Jean-Claude Bouttier). C’est là où avait eu lieu notamment, le 29 septembre 1973, le combat perdu par Jean-Claude Bouttier face au champion du monde des moyens, l’Argentin Carlos Monzon.



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